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Monter un festival de Musiques Actuelles dans un village de moins de 500 habitants au cœur du bocage normand, dans une zone de revitalisation rurale, pouvait sembler relever de l’utopie ou de la folie douce. Pour autant, lorsque la première édition de Papillons de Nuit est proposée en 2001, les objectifs sont clairement définis. La musique n’est, au fond, qu’un prétexte issu de quelques années passées à organiser un concert annuel, qui avait fini par attirer plus de mille personnes – ce qui relevait déjà de l’exploit.
L’important était ailleurs : il fallait qu’il se passe quelque chose dans cette région menacée de désertification, loin des grandes zones urbaines où la culture et le dynamisme étaient de mise. Le festival aurait pu être bien différent, l’engagement et les motivations seraient restés les mêmes.
L’idée première était donc bien de proposer un événement qui servirait de socle à une volonté bien plus large de redynamisation de la région, tant culturellement que socialement ou économiquement. Aujourd’hui, après neuf années de festival, il semble bel et bien que ces principaux objectifs soient atteints, en tout ou partie.
Dès la première édition, l’idée d’accueillir à Saint-Laurent de Cuves des artistes renommés a fait long feu. Le principe du festival est alors de proposer des spectacles de qualité, accessibles à tous et de développer une atmosphère conviviale autour de l’engagement bénévole.
De Palmas répond présent dès 2001 et lance par là même le festival, qui accueille près de 10 000 spectateurs pour cette première édition. Créant déjà l’événement, le festival s’attellera, à chaque édition, à créer la surprise en invitant des artistes « qu’on aurait jamais imaginé voir venir se produire ici » (sic). Ainsi, de Jean-Louis Aubert à -M- en passant par Yannick Noah, Tryo, Bénabar, Texas et bien entendu Iggy Pop & The Stooges, la liste des artistes présentés lors des différentes éditions n’aura de cesse de surprendre le public, qui répondra toujours présent avec plus de 50 000 spectateurs accueillis en 2004, 2005, 2008 et 2009.
Le poids culturel du festival est désormais incontestable, renforcé en outre par le fait que Papillons de Nuit reste l’un des festivals les plus accessibles en terme de tarifs pratiqués, puisqu’un forfait trois jours représente à peu près une place de concert en Zénith. |
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