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Love P2N

Papillons de Nuit

2001 – 2005 : l’ascension de P2N

Depuis 20 ans, Papillons de Nuit se bat pour continuer à faire exister « le plus grand festival de France dans le plus petit lieu ». Les obstacles sont nombreux mais sont franchis chaque année. À l’occasion de ses 20 ans d’existence, P2N raconte, dans les grandes lignes, son histoire. L’histoire d’un pari fou, celui de créer ce qui deviendra le premier festival associatif de Normandie, et le 7e festival associatif français. Pour démarrer cette incroyable histoire humaine et musicale, retour en 2001…

En 2001, quatre associations locales (Le Rail – Rassemblement associatif d’initiative locale -, le club de football de Saint-Pois/Saint-Laurent-de-Cuves, l’association des jeunes de Saint-Laurent-de-Cuves et le comité des fêtes de Saint-Laurent-de-Cuves) déjà organisatrices d’une fête annuelle à Saint-Laurent-de-Cuves, Les Médiévales, décident d’organiser la première édition du festival Papillons de Nuit.

LES RAISONS DE LA CRÉATION

  • Le souhait d’avoir un rendez-vous annuel en plein territoire rural vient d’un constat simple : à l’époque aucun événement, encore moins culturel, ne permet de dynamiser le Sud Manche et les jeunes délaissent très rapidement le département pour rejoindre des grandes villes. Si les festivals sont désormais nombreux dans notre beau département normand, il faut se rendre compte que c’était loin d’être le cas en 2001…
  • En dehors de la dynamisation culturelle du territoire, Papillons de Nuit était surtout une raison de se retrouver entre copains. On dit souvent qu’une compétition de pétanque ou un tournoi de belote aurait été pareil : l’idée était avant tout de passer du bon temps entre amis et de créer un rendez-vous dans cette petite commune du Sud Manche. Les organisateurs le disaient à l’époque : « Dans nos petites communes, on n’a pas le choix. Il faut de l’animation, seule garante d’un tissu social solide. C’est à ce prix que les gens restent ou reviennent au pays. »

UN SUCCÈS IMMÉDIAT

Pour la première édition, les organisateurs imaginaient recevoir tout au plus 6 000 personnes sur 3 soirs pour amortir les coûts engagés par le festival.
Avec presque 10 000 spectateurs accueillis en 2001, le premier bilan est donc plus que positif pour la plus grande joie des bénévoles ayant participé au projet. La place du village a même été trop petite pour accueillir le public venu en masse. La clé de la réussite ? Le président Patrice Hamelin la donne dans un article de presse paru en juin 2001 : c’est grâce au « travail de 250 bénévoles. Chacun d’entre nous avait un rôle bien précis. Sans toutes ces bonnes volontés nous n’étions rien. » Une recette qui fonctionne toujours aujourd’hui, preuve de son succès…

Un public déjà en folie !

UNE FOLLE ASCENSION

En cinq ans, ce rendez-vous musical est passé de 10 000 festivaliers à près de 60 000, devenant l’une des plus grandes manifestations culturelles de Basse-Normandie. Une preuve aussi que la culture peut trouver une vraie place de choix en milieu rural. Désormais, Papillons de Nuit est le premier festival associatif de Normandie.
À chaque bilan de festival, le constat est le même : la force collective fait des miracles et ce n’est pas Papillons de Nuit qui dira le contraire… en 2002, Patrice Hamelin déclarait : « Notre atout, c’est le bénévolat. En tout, 500 personnes sont mobilisées. 150 vivent à Saint-Laurent-de-Cuves, les autres viennent des autres communes du canton et des cantons voisins. Le bouche-à-oreille a fonctionné. Les gens ont su que l’ambiance de travail était sympa, que le festival était de qualité. »
L’organisation, elle, reste très modeste : il faudra attendre 2005 et 60 000 spectateurs pour que l’association R.O.C. en Baie embauche son premier salarié.

Le site du festival en 2003

LA PROG’

DE PALMAS, UN PARI OSÉ
À l’affiche de la première édition, Gérald De Palmas a été en réalité décisif dans l’ascension du festival. Totalement dans le creux de la vague à l’automne 2000 (pour ne pas dire has-been), époque à laquelle il est programmé, sa carrière re-décolle en flèche avec le carton de son album « J’en rêve encore ». Au total ce sont plus de 3 500 personnes qui se seront déplacées à Saint-Laurent-de-Cuves pour applaudir le chanteur en pleine renaissance !

LE RENVOI D’ASCENSEUR
La convivialité de Papillons de Nuit séduit indéniablement les artistes et ils ne manquent pas de le faire savoir : le groupe Freedom For King Kong invité en 2003 a adressé un courrier de remerciements. Le groupe Tryo a aussi fait passer ce message auprès d’autres artistes. Certains manifestent leur satisfaction en restant au festival après leur propre prestation, ce fut notamment le cas de Yannick Noah ou encore -M-.

Des bénévoles avec le chanteur de Luke

UNE PROGRAMMATION AMBITIEUSE
Papillons de Nuit joue rapidement dans la cour des grands : Calogero, Raphaël, Tété, Cali, Matmatah, Axel Bauer, Bénabar, Jean-Louis Aubert, Kyo, -M-, Yannick Noah… Autant de grands noms de la chanson française qui sont passés sur les scènes du festival en 5 ans !

L’ANECDOTE DE LA PROG’
En 2004, Calogero décale le baptême de son fils exprès pour pouvoir venir jouer au festival le samedi !

POUR ALLER PLUS LOIN
Pour l’équipe de R.O.C. en Baie, un nouveau souhait apparaît : « On aimerait avoir une grosse tête d’affiche internationale, mais il faut le budget » déclarent les organisateurs en 2005… Affaire à suivre !

De Palmas sur la scène de P2N, en 2005

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